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Rêver, créer, entreprendre : Les élèves francophones du CECCE passent à l’action

Rêver, créer, entreprendre : Les élèves francophones du CECCE passent à l’action

Jeudi 12 février 2026

Dans les locaux de la Bibliothèque du collège Samuel-Genest, les chuchotements ont laissé place à la tension. Dans la soirée du mercredi 11 février s’est tenu la ronde finale de l'Edition 2026 du Concours J’entreprends, organisé par le Conseil des Ecoles Catholique du Centre-Est (CECCE) en collaboration avec JA Ottawa. 


Seize élèves francophones de la 7ème à la 12ème année ont présenté leurs projets devant jury et public dans l’espoir d’obtenir des financements pour concrétiser leurs idées. Plus qu’une compétition, l’évènement se veut un tremplin vers le monde entrepreneurial pour les élèves car ici, il ne s’agit pas seulement de gagner, mais d’oser. 


 


Trois minutes pour transformer une idée en projet  


 


Un à un, les élèves disposant de trois minutes ont exposé leurs travaux devant le jury : maquettes, échantillons ou encore des prototypes. Chaque présentation était l’occasion de montrer non seulement le projet, mais aussi le processus de réflexion et les choix techniques qui les avaient guidés.  


L'objectif du concours dépasse la simple présentation orale, mais “d’accompagner les élèves tout au long du processus pour concrétiser leurs idées, préparer un plan d’affaires et éventuellement le présenter devant un jury afin d’obtenir du financement.” explique Julie Sénécal enseignante en affectation spéciale au CECCE et organisatrice de l’Edition 2026 du concours. 


Grâce à une contribution de plusieurs milliers de dollars du ministère de l’Éducation de l’Ontario, chaque participant est parti avec un soutien financier pour poursuivre son projet. Mais pour madame Sénécal, l’argent n’est qu’un point de départ « Recevoir un chèque, c’est bien, mais ensuite, quelle est la prochaine étape ? Par où commencer ? Nous allons être en mesure de les (élèves) appuyer, notamment grâce à des partenaires communautaires. » 


 


Trouver sa passion avant de choisir sa carrière  


 


Assise pami les membres du jury, Élise Côté la facilitatrice et coach de carrière au Labo de carrière Ontario considère ce concours comme une occasion précieuse d’accompagner les jeunes dans leur réflexion, sur leur parcours professionnel et les aider à explorer leur talent et ambition. « Je trouve que c’est (le concours) super important parce que, dans le cadre de mon travail, j’essaie de guider les jeunes afin qu’ils réfléchissent à ce qu’ils voudront faire plus tard, à trouver leur passion, mais aussi à identifier ce qu’ils n’aiment pas. », car « Quand on va travailler quarante heures par semaine, il faut faire quelque chose qu’on aime. » affirme-t-elle. 


Pour Madame Côté, trop de jeunes choisissent un parcours sans se questionner réellement. Le concours devient alors un espace sécuritaire pour expérimenter, tester une idée et se découvrir autrement. 


 


De la technologie au crochet : des passions qui prennent forme 


 


Les projets présentés témoignent d’une créativité remarquable. Services technologiques pour aînés, confection artisanale, accessoires personnalisés : les idées sont variées et bien ancrées dans des besoins réels. 


Esse Mito, élève de 7e année, propose Tech Junior, un service de tutorat informatique destiné aux personnes âgées. Inspiré par les entrepreneurs qu’il observe en ligne, il a voulu tenter l’expérience. « Quand j’ai vu le concours, je me suis dit que c’était une chance pour moi. Je vois souvent des entrepreneurs qui réussissent, et je voulais essayer moi aussi », confie-t-il. 


À quelques pas de lui, Camila Mafoukoum présente Camila Knitwear, une entreprise de confection d’articles au crochet. Pour elle, il ne s’agit pas d’une simple idée, mais d’un rêve d’enfance. « Faire du crochet, c’est un rêve depuis que je suis petite. Le concours m’a donné l’opportunité de commencer maintenant, sans attendre », explique-t-elle. 


Dans le public, sa mère, Kamna Bernadette, ne cache pas son émotion. « C’est une très grande fierté de voir ma fille réaliser quelque chose de ses propres mains. Aujourd’hui, je la vois épanouie et en train de réaliser son rêve. » 


  


Une relève qui s’affirme 


 


Au-delà des montants accordés, c’est la confiance acquise qui a marqué les esprits au terme de cette soirée.  


Dans cette salle transformée le temps d’une soirée en incubateur d’idées, une chose est claire : l’entrepreneuriat peut naître dès l’école, porté par l’audace, l’accompagnement et la conviction qu’une idée, aussi petite soit-elle, mérite d’être entendue. 


Et parfois, trois minutes suffisent pour changer une trajectoire. 


 


Reportage :


Jonathan Desnoyers


IJL


Unique FM 94,5


 


Article écrit par :


Juste Norgela Okana 


Unique FM 94,5


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