La rue, la nuit, les femmes sans peur : pour que la violence sexuelle faite aux femmes cesse pour de bon

La rue, la nuit, les femmes sans peur : pour que la violence sexuelle faite aux femmes cesse pour de bon

Mardi 15 septembre 2026

Crédit photo : Pixabay 


La rue, la nuit, les femmes sans peur : pour que la violence sexuelle faite aux femmes cesse pour de bon


L’édition 2026 de la grande marche, intitulée << La rue, la nuit, les femmes sans peur >>, se tient ce jeudi, à compter de 17h 45 dans la capitale.


Organisé par le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel francophone à Ottawa (CALACS), l’événement sert à dénoncer les agressions à caractère sexuel de toutes sortes commises envers les femmes.


<< (Avec le titre de l’événement), on parle de la nuit, on parle de la rue. Évidemment, (le titre de la marche), est une symbolique pour dire que ce n’est pas normal que les femmes grandissent dans une société où on a peur d’être agressée sexuellement et où on est socialisées à se protéger contre ces violences-là.>>, explique Gabrielle Pelletier, coordonnatrice communautaire au CALACS, en entrevue au 94,5 Unique FM.


À noter qu’à chaque année, la marche réussit à rassembler plusieurs centaines de femmes, soit des militantes, des survivantes et des proches de victimes d’agressions à caractère sexuel ainsi que plusieurs organismes francophones et anglophones.


 


Une marche pour envoyer de puissants messages au gouvernement et aux institutions


Davantage de responsabilisation de la part des gouvernements face aux enjeux liés aux agressions sexuelles ainsi que plus de financement envers les organismes venant en aide aux victimes, c’est ce qui est notamment réclamé par les membres du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel francophone à Ottawa, chargés de l’organisation de la marche depuis maintenant plusieurs années.


<< On veut que les gouvernements se responsabilisent, que ce soit au niveau municipal, provincial ou fédéral. Nous voulons qu’ils (les différents paliers gouvernementaux) se sentent responsables de ces enjeux-là (les enjeux liés aux agressions sexuelles). Nous voulons qu’ils comprennent qu’on (les organismes, militantes et victimes) ne peut pas porter tout cela seul. La problématique ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des survivantes, des militantes et des organismes. Cela doit absolument être une priorité pour les gouvernements. Il y a un sous-financement qui est chronique, qui est absolument intolérable pour les organismes. On travaille fort, on travaille avec notre cœur, mais on a aussi besoin d’être reconnus financièrement, à la hauteur de tout ce qui est accompli. >>, clame Gabrielle Pelletier.


Cependant, il n’y a pas seulement que le gouvernement que les membres du CALACS veulent interpeller, dans le cadre de la marche.


Les membres du centre veulent aussi profiter de la marche pour interpeller un bon nombre d’institutions, question que beaucoup plus d’entre elles se responsabilisent davantage en ce qui a trait à la lutte contre les agressions à caractère sexuel.


 


Le CALACS, toujours aussi occupé en 2026


La quarante-huitième édition de La rue, la nuit, les femmes sans peur survient alors que bon nombre de femmes continuent de bénéficier des différents services offerts par le Centre.


Selon les dernières données du CALACS obtenues par le 94,5 Unique FM, près de deux cents suivis individuels auprès de victimes ont été effectués par le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel francophone à Ottawa au cours de la dernière année, alors que l’organisme a reçu près d’une cinquantaine de nouvelles demandes de services au cours de la même période.


 


Des solutions existent pour prévenir ce genre de crimes, rappelle Gabrielle Pelletier


Questionnée par le 94,5 Unique FM à savoir quelles étaient les solutions pour prévenir les agressions à caractère sexuel en 2026, Gabrielle Pelletier a insisté sur le fait que la solution passe notamment par plus de discussions sur la problématique, davantage de responsabilisation auprès des gouvernements et de la population en général, la fin des déséquilibres de pouvoir dans la société et la lutte contre la culture du viol.


 


Le parc Minto, le point de départ et d’arrivée de la marche


C’est au parc Minto, sur la rue Lewis, que la grande marche débute et conclut ses activités, jeudi soir.


<< Le rassemblement débute à 18h, mais on demande aux francophones d’arriver à 17 h 45 pour qu’on puisse se rassembler. Ensuite, tous les groupes se rejoignent à 18h00 et la marche débute vers 18 h 45-19 h 00. À ce moment-là, nous partons du parc Minto, ensuite, nous montons la rue Elgin et nous nous rendons vers la rue Sussex. Par la suite, nous traversons le Marché By et on revient sur la rue Rideau. On termine la marche au parc Minto, où il y aura de la musique, des ressources et un moment de solidarité pour que les femmes (présentes sur place) puissent se rassembler et être ensemble. >>, explique Gabrielle Pelletier.


 


De nombreuses ressources offertes au besoin, à Ottawa


Plusieurs ressources pour venir en aide aux victimes d’agressions sexuelles ainsi qu’aux proches de ces dernières sont offertes à la population de la région de la capitale fédérale.


Parmi celles-ci se trouve notamment le CALACS, (www.calacs.ca), le Comité Réseau d’Ottawa, qui regroupe une panoplie de ressources francophones en matière de violence et d’agressions à caractère sexuel (comitereseau.ca) ainsi que la ligne de crise 24/7, Fem’aide (1-877-336-2433), qui vient en aide aux femmes touchées par la violence.


 


Jonathan Desnoyers


IJL


Unique FM 94,5


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