Entre nos mains : Le salon du livre de l’Outaouais s’ouvre sur un vent d’espoir
Au Palais des Congrès de Gatineau, l’effervescence des premières retrouvailles a rapidement remplacé le silence habituel des salles d’exposition, car ce jeudi 19 février a marqué le coup d’envoi de la 47e édition du Salon du livre de l’Outaouais (SLO), placé cette année, sous un thème évocateur : Entre nos mains.
Jusqu'au dimanche 22 février, lectorat, auteurs et autrices se réunissent dans un contexte mondial marqué par l’incertitude et les tensions politiques. Un climat que l’organisme ne pouvait ignorer : “On ne peut pas faire abstraction du monde dans lequel on vit présentement. Ce n’est pas toujours positif, c’est anxiogène. On a des craintes. On peut se sentir impuissant par rapport à ce qui se passe dans le monde”. Explique Lisanne Rheault-Leblanc, Directrice générale du Salon du livre de l’Outaouais.
Face à ce sentiment d’impuissance, le Salon propose une réponse collective : reprendre le récit, se rassembler et redonner du sens à la rencontre.
Reprendre le pouvoir par les livres
Pour le comité de programmation, le thème Entre nos mains traduit une volonté claire : Rappeler que la culture demeure un espace d’action et de dialogue.
Le Salon devient ainsi un lieu pour échanger, découvrir et s’inspirer. Tables pleines, rencontres avec auteurs et autrices, ateliers jeunesse : chaque activité est pensée pour créer du lien et favoriser la curiosité. “Entre nos mains, c’est aussi une question de communauté et de rencontres, de tolérance et d’ouverture”, ajoute madame Rheault-Leblanc.
À travers la lecture, l’art et les éléments, le public est invité à se réapproprier son pouvoir d’agir.
Dany Laferrière un président d’honneur symbolique
Cette 47e édition est portée par une figure emblématique : Dany Laferrière, président d’honneur du salon. L'écrivain membre de l’Académie Française, célèbre cette année cinquante ans d’arrivée au Canada et quarante ans de carrière littéraire. Pour l’organisation, sa présence résonne naturellement avec la thématique choisie : “C’est certain que s’il y a quelqu’un qui incarne bien cette idée de prendre son destin, son avenir entre ses mains (...) ” c’est lui” affirme la directrice générale.
À travers son œuvre L’obsession du Rouge, Dany Laferrière montre comment l’art survit à la violence et touche à l’immortalité, explorant le pouvoir de la création, de la mémoire et de la rencontre avec l’autre ; des valeurs au cœur de cette édition.
Une programmation pour tous les publics
Tables rondes, discussions, séances de dédicaces et ateliers jeunesse rythmeront les prochains jours. Les enfants pourront notamment participer à des activités interactives mettant en vedette des personnages appréciés du public jeunesse.
Dès la première journée, l’affluence était au rendez-vous. Les allées du Palais des Congrès de Gatineau se sont rapidement remplies, signe que l’attachement du public au Salon demeure bien vivant.
Une communauté rassemblée
Au-delà des livres vendus et des signatures récoltées, c’est l’esprit de communauté qui semble dominer cette ouverture.
Dans un monde où les repères vacillent, le Salon du livre de l’Outaouais rappelle que les histoires et les choix que nous faisons collectivement restent, plus que jamais, entre nos mains.






