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EnQuête : la toute première revue scientifique franco-canadienne pour les jeunes du secondaire

EnQuête : la toute première revue scientifique franco-canadienne pour les jeunes du secondaire

Jeudi 05 novembre 2026

EnQuête : la toute première revue scientifique franco-canadienne pour les jeunes du secondaire


Maïka Harvey en est à sa troisième année comme étudiante en médecine moléculaire et translationnelle à l’Université d’Ottawa.


Passionnée par l’univers scientifique depuis son plus jeune âge, la fière Franco-Ontarienne a fondé, il y a quelques années, la revue EnQuête, le premier journal franco-canadien consacré à la recherche scientifique pour les jeunes du secondaire.


Principalement composé d’étudiants et d’étudiantes de l’Université d’Ottawa, EnQuête offre la possibilité aux jeunes de la 11e et de la 12e année (et aux élèves de secondaire 5 au Québec) de rédiger et de publier gratuitement un article sur un sujet scientifique qui les passionne.


<< Au secondaire, j’étais vraiment passionnée par les sciences et la recherche scientifique et ce que j’ai réalisée au fil du temps, c’est qu'il existe plusieurs opportunités pour initier les jeunes du secondaire aux différentes notions scientifiques en anglais alors que ce n’est pas le cas, en français. Très peu d’opportunités sont offertes aux jeunes francophones, de ce côté-là. Donc, en arrivant à l’Université d’Ottawa, j’ai tissé des liens avec plusieurs gens issus du domaine de la recherche scientifique et j’ai rapidement réalisé que j’avais les outils pour créer une nouvelle opportunité pour la nouvelle génération de jeunes passionnés par la recherche en sciences. >>, raconte Maïka Harvey.



La fondatrice et présidente d’Enquête, Maïka Harvey.


Crédit photo : Maïka Harvey


Durant ce qu’on appelle la période de soumission (le processus au cours duquel les élèves procèdent à la rédaction de leur article et soumettent ce dernier), les élèves bénéficient d’un accompagnement et d’un soutien complet de la part de mentors universitaires, avant que les pairs, soit deux étudiants en troisième ou en quatrième année du baccalauréat, à la maîtrise ou au doctorat, ne révisent leur travail, pendant une période de quelques mois.


Avant leur publication, les articles retenus sont finalement révisés une ultime fois par divers experts scientifiques.



Le logo de la revue scientifique EnQuête.


Crédit photo : Maïka Harvey


La diversité des thématiques abordées : ce qui fait le charme de la première édition d’EnQuête, selon sa direction.


En consultant les différents articles publiés par les étudiants dans le cadre du premier numéro du journal, Maïka Harvey affirme que son équipe et elle ont été agréablement surpris par la grande variété de sujets scientifiques sur lesquels les élèves ont choisi d’écrire.


<< Les sujets sur lesquels les élèves ont écrit sont vraiment variés, par exemple, il y a une élève qui a écrit un très bel article sur l'utilisation de l’intelligence artificielle dans les salles d’urgence. Une autre étudiante, a quant à elle, rédigé un papier sur la concentration des œufs que pondent les poules. Pour vous donner une idée de la variété de sujets à laquelle nous avons fait face, nous avons même eu un article portant sur la physique et les trous noirs ! >>, explique la fondatrice et présidente du journal.



L’entrée du pavillon Roger-Guindon de l’Université d’Ottawa, où le journal EnQuête est actuellement basé.


Crédit photo : Jonathan Desnoyers


Pourquoi EnQuête, comme titre pour la revue ?


En plus d’avoir fondé et d’agir actuellement à titre de présidente du journal, Maïka Harvey est également derrière le choix du nom de la revue EnQuête, un titre qui selon la principale intéressée, reflète parfaitement les principales orientations du magazine.


<< Ce que le titre signifie, dans un premier lieu, c’est vraiment le mot enquête. Ça démontre vraiment qu’on donne l’opportunité aux élèves d’enquêter sur un sujet scientifique qui les intéresse. Nous obtenons la deuxième signification du titre lorsque nous coupons ce dernier en deux avec En et quête, ce qui fait état de la quête des étudiants pour réussir à développer différentes techniques et différents outils dans le domaine de la rédaction scientifique. >>, précise-t-elle.



La fondatrice et présidente de la revue Enquête, Maïka Harvey, lors d’une présentation à l’Université d’Ottawa.


Crédit photo : Maïka Harvey


Une revue en pleine expansion


C’est en juillet dernier qu’a été publiée la toute première édition de la revue EnQuête.


Si la première édition du journal a permis à plusieurs élèves de la capitale fédérale et d’un peu partout en Ontario de publier leurs premiers articles scientifiques, la direction de la revue a confirmé au 94,5 Unique FM que plusieurs élèves provenant d’écoles de l’Est et de l’Ouest du pays ont, à leur tour, récemment manifesté de l’intérêt envers le projet agençant sciences et journalisme.


La période de soumission en lien avec la deuxième


édition du journal est d’ailleurs actuellement en cours et se termine le 31 décembre.


Les élèves intéressés à publier dans la deuxième édition de la revue EnQuête ont donc jusqu’à cette date pour soumettre leurs articles (voir le lien pour communiquer avec l’équipe du journal via le site internet de la revue ci-dessous, à la toute fin de l’article).



Photo de couverture de la première édition du journal EnQuête, paru en juillet 2026.


Crédit photo : Jonathan Desnoyers / Capture d’écran tirée du compte Instagram d’EnQuête.


Un autre élément phare du projet : la confiance en soi des élèves


Un sondage effectué auprès des élèves ayant écrit dans la première édition d’EnQuête a dévoilé certains éléments qui ont su réjouir les membres de la revue.


Par le biais du sondage, plusieurs étudiants ont avoué avoir développé une compétence humaine fortement valorisée dans le domaine de la recherche scientifique, grâce à leur expérience au sein du journal : la confiance en soi.


<< Plusieurs étudiants qui ont écrit dans la première édition d’EnQuête nous ont avoué, une fois l’édition publiée, avoir gagné confiance en eux grâce au projet, et ça, je dois vous avouer que ça nous a profondément touchés, mon équipe et moi. Personnellement, ça me fait vraiment chaud au cœur de réaliser que le journal a beaucoup à offrir aux étudiants sur le plan scientifique, mais aussi sur le plan humain. >>, avoue Maïka Harvey.


Maïka Harvey : réussir à se tailler une place importante dans le domaine de la recherche scientifique à un très jeune âge


Bien qu’elle soit encore en tout début de carrière, Maïka Harvey possède déjà une vaste expérience dans le domaine de la recherche scientifique.


D’origine québécoise et établie dans la capitale fédérale depuis sa naissance, Maïka Harvey a d’abord effectué ses études secondaires à l’École secondaire catholique Pierre-Savard, située dans le secteur de Barrhaven.


C’est d’ailleurs lors de son passage au secondaire, en participant à diverses activités scientifiques, qu’elle est devenue véritablement passionnée par le domaine de la recherche scientifique et celui de la médecine.



Maïka Harvey, lors d’une conférence.


Crédit photo : Maïka Harvey


Une fois devenue étudiante en médecine moléculaire et translationnelle à l’Université d’Ottawa, Maïka Harvey a immédiatement commencé à travailler sur divers projets de recherche, par exemple, durant ses deux premières années en tant qu’étudiante à l’université, elle a œuvré dans un laboratoire axé sur la génétique.


Par la suite, pendant plus de deux mois, elle a travaillé à l’Université de Toronto dans un laboratoire étudiant le cancer des ovaires.


Plus récemment, elle est même allée faire des recherches sur la transplantation du foie, à l’Université Harvard, à Boston, expérience qui s’est avérée très enrichissante pour la passionnée de recherche scientifique.


<< Vous savez, avec le recul, je réalise que de participer à des activités scientifiques au secondaire, c’est vraiment ce qui m’a permis de non seulement pouvoir démarrer ma carrière scientifique, mais également de faire grandir celle-ci. >>, déclare-t-elle, avec reconnaissance.


Avec EnQuête, Maïka Harvey souhaite qu’un bon nombre de jeunes puissent désormais s’épanouir à leur tour dans le domaine de la recherche scientifique, tout comme elle le fait depuis maintenant quelques années.


Pour communiquer avec l’équipe de la revue EnQuête avant la date à laquelle se termine la période de soumission en vue de la publication de la deuxième édition de la revue, soit le 31 décembre, enseignants, parents, tuteurs, étudiants ou tout autres personnes sont invités à communiquer avec les membres du journal en se rendant directement au journalenquete.ca.


Jonathan Desnoyers


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