À poils : présentée samedi et dimanche au CNA
La pièce de théâtre jeunesse : À poils est présentée à 11 h et à 15 h, ce samedi et ce dimanche, au Studio Azrieli du Centre national des Arts (CNA).
S’adressant aux enfants de 3 à 8 ans, À poils se veut une pièce participative à travers laquelle les enfants se retrouvent plongés dans l’univers de la scénographie, soit l’art de concevoir les décors de divers espaces et divers lieux en vue d’événements publics comme des spectacles, des expositions ou tout autre événement réunissant des membres du public.
La pièce met en vedette trois techniciens de scène aux allures peu orthodoxes chargés de préparer une cage de scène en vue d’un spectacle quelconque.

Les trois personnages principaux de la pièce : À poils dans le cadre d’une scène du spectacle.
Crédit photo : Jonathan Desnoyers / Capture d’écran tirée de la chaîne YouTube : Malakoff scène internationale.
<< Il y a plein de réflexions qui se sont additionnées dans ma tête et qui m’ont donné envie de mettre sur pied une telle pièce. J’ai eu envie de partager avec les enfants du public une expérience de tendresse différente de celles auxquelles on a accès normalement. Je me suis dit que les jeunes à qui la pièce s’adresse n’avaient pas nécessairement des attentes particulièrement conventionnelles donc cela ouvrait un certain champ de liberté pour moi et cela m’a permit de proposer aux enfants une expérience qui se veut une sorte d’aventure sur le plateau et dans la cage de scène. Par le biais de la pièce, j’ai aussi voulu rendre un peu hommage au travail collectif et au travail effectué par les régisseurs de scène, en général. >>, déclare l’auteure et metteuse en scène de la pièce, À poils : Alice Laloy.
Transformation : le mot-clé pour définir À poils
Au fil de la pièce, une métamorphose survient : les trois techniciens se transforment, mais le décor de la cage de scène se voit lui aussi, transformé en décor complètement farfelu.
Tout au long du spectacle, le public en découvre davantage sur les personnages de la pièce ainsi que sur l’univers de ces trois personnages, révélations qui font notamment le charme du spectacle, selon la directrice artistique associée au volet Enfant/jeunesse du Théâtre français du CNA, Amélie Bergeron.
<< Au fil de la pièce, les gens apprennent à découvrir l’univers du spectacle ainsi que les personnages de ce dernier. On apprend à découvrir des personnages qui, malgré leurs allures de brutes, se dévoilent comme des êtres beaucoup plus doux que ce à quoi on aurait pu s’attendre au début de la pièce. >>, explique Amélie Bergeron.

Un des trois personnages principaux lors d’une scène de la pièce.
Crédit photo : Jonathan Desnoyers / Capture d’écran tirée de la chaîne YouTube : Malakoff scène internationale.
La participation des enfants durant la pièce, l’élément central de l’œuvre
Dans À poils, les enfants du public sont rapidement appelés à participer à la pièce pour aider les trois personnages à effectuer leur tâche, soit de mettre sur pied un décor pour une cage de théâtre.
<< Dès que les gens du public entrent dans la salle et que le spectacle commence, le public se met déjà en mode participatif. Ceci dit, aucun enfant du public n’est forcé de participer de manière très intensive au spectacle devant les autres. Le rythme et le désir d’anonymat de chacun des enfants sont toujours respectés, mais tout le monde est sur scène, avec les interprètes. Des espaces un peu plus protégés et éloignés sont cependant présents pour ceux et celles qui voudraient être un peu plus à l’écart. Toutefois, l’expérience de la pièce amène les gens du public à être vraiment au cœur de l’action, près des interprètes et à contribuer à installer ce qui va être le décor final du spectacle. >>, précise Amélie Bergeron.
Une présence canine à ne pas négliger au sein du spectacle
Particularité importante de la pièce, À poils met également en vedette Nina, la chienne d’un des trois interprètes avec qui les enfants sont également amenés à interagir lors de la pièce.
<< Nous tenons à rassurer les gens, Nina : la chienne présente dans le spectacle, est habituée à la scène et elle suit le spectacle depuis le début. Son maître est toujours avec elle durant ses présences sur scène. Donc, comprenons-nous, nous ne mettons pas les gens en danger en faisant performer Nina sur scène. Tout a été mis sur pied pour que les gens du public puissent passer un bon moment en compagnie de Nina durant le spectacle. >>, assure madame Bergeron.

Nina, la chienne jouant dans À poils.
Crédit photo : Jonathan Desnoyers / Capture d’écran tirée de la chaîne YouTube : Malakoff scène internationale.
Par rapport au titre de la pièce, À poils…
Au Canada français, tout comme dans certains pays francophones en Europe, l’expression ‘’ Être à poils ‘’ signifie être complètement dévêtue.
Bien que le contenu de la pièce ne soit aucunement lié à ce que l’expression signifie, Alice Laloy affirme tout de même avoir voulu jouer avec le sens de l’expression.
<< Dans le spectacle, l’expression À poils ne signifie pas se déshabiller dans le sens de foutre complètement nu. L’idée, derrière la sélection de ce titre-là, c’était de jouer avec cette frontière un peu (borderline) avec l’insolence via le titre, mais de le faire évidemment de façon très amusante et avec beaucoup de tendresse et beaucoup de drôleries. Le titre évoque aussi le rapport qu’entretiennent les régisseurs de scène en général avec la virilité, les régisseurs qu’on voit souvent au théâtre avec leurs postures très viriles et avec leurs grosses barbes et avec leurs cheveux. Finalement, dans le titre, il y a un lien avec le poil souvent très doux qu’on retrouve sur les doudous des enfants, ces doudous dont sont souvent entourés les enfants. >>, explique-t-elle.

Une des créatures poilues de la pièce.
Crédit photo : Jonathan Desnoyers / Capture d’écran tirée de la chaîne YouTube : Malakoff scène internationale.
À poils : un petit bonbon théâtral pour les enfants, d’après Alice Laloy
Une petite friandise pour enfants, c’est ce à quoi Alice Laloy compare sa pièce À poils.
<< À poils, c’est la construction d’un petit îlot d’utopie et de rêveries joyeuses. Donc, je perçois la pièce comme un petit bonbon pour les enfants. C’est quelque chose d’agréable, un moment joyeux qu’on aime partager. Souvent, les enfants qui assistent au spectacle jouent le jeu et deviennent rapidement partie prenante du spectacle. Donc, je dirais que le spectacle sait rendre le public joyeux, comme un bonbon. >>, affirme-t-elle.
Pour se procurer des billets en vue de l’une des quatre représentations de la pièce : À poils, le public est invité à se rendre directement au nac-cna.ca.
Jonathan Desnoyers
Initiative de journalisme locale
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